20 mai 1989. Pendant que l’OM bat Auxerre 2 à 1, Lens,
bon dernier de D1 (3 victoires pour 27 défaites), offre le titre aux
Marseillais en tenant en échec le PSG (0-0). Les jours suivants, les
Parisiens dénoncent le versement de primes par l’OM aux Lensois afin de
les "sensibiliser" aux enjeux de cette rencontre.
18 octobre 1989. OM-AEK Athènes. Selon l’imprésario
Ljubomir Barin, Jean-Pierre Bernès l’a chargé d’acheter les joueurs de
l’AEK pour leur réception au Vélodrome. Les Grecs dans la combine
devaient entrer sur le terrain avec les chaussettes baissées, mais
l’arbitre leur ayant fait remonter dans le couloir des vestiaires,
"Tapie est entré dans une rage noire", racontera Barin au juge
Philippon, dans le cadre de l’instruction sur le procès des comptes de
l’OM (en 1997, portant sur la période 1987-1990).
21 octobre 1989. Le Girondin Didier Sénac fait état à
son capitaine Patrick Battiston d’un coup de fil de son ami Philippe
Vercruysse, avant le match Bordeaux-OM (3-0), l’invitant à provoquer un
penalty sur Jean-Pierre Papin, contre une somme de 200 ou 500.000
francs (Sénac ne se souvient plus). Les deux joueurs concernés
évoqueront ensuite une "plaisanterie" sans conséquence, et la
Commission nationale de discipline ne donnera pas suite.
11 novembre 1989. Caen-OM (0-2). Jean-François
Domergue, manager du SM Caen, admet avoir reçu, à deux reprises, des
propositions de Jean-Pierre Bernès lui proposant 500.000 francs en
échange d’une mauvaise prestation du gardien Philippe Montanier.
Domergue affirmera à la CND qu’il n’a pas pris au sérieux "ces propos
énoncés avec sourire et ironie".
25 avril 1990. ASSE-OM (0-0). Quelques jours après le
match, Claude Bez remet à la Commission nationale de discipline
l’enregistrement (qu’il dit avoir acheté à des inconnus à l’aéroport de
Marseille) d’une conversation téléphonique au cours de laquelle Bernard
Tapie demanderait à Jean-Pierre Bernès d’intervenir auprès de Laurent
Fournier afin qu’il ne joue pas à 100% de ses moyens. Deux mois plus
tard, Fournier est transféré à Marseille. Faute de pouvoir identifier
l’authenticité de la bande, la CND classe l’affaire.
24 mars 1990. Stade brestois-OM (2-1). Le président
breton, François Yvinec, certifie que son attaquant Roberto Cabanas a
reçu, la veille du match, un appel de l’agent Manuel Garcia, lui
suggérant de simuler une blessure au bout d’un quart d’heure. Auteur
des deux buts de son équipe, Cabanas dira n’avoir pas tenu compte de
cette sollicitation.
6 novembre 1990. OM-Lech Poznan (6-0). Après le carton
de l’OM en huitième de finale de C1, les dirigeants polonais affirment
que leurs joueurs ont été drogués en buvant du jus d’orange au cours de
leur séjour marseillais.
6 avril 1991. Spartak Moscou-OM (0-3). En enquêtant sur
les comptes de l’OM quelques années après les faits, le juge Philippon
découvre qu’avant la demi-finale de la C1 contre le Spartak Moscou,
Jean-Pierre Bernès a demandé à l’homme d’affaires Jean-Louis Haguenauer
(ami de Manuel Amoros et dirigeant d’une société d’import-export à
Moscou) d’organiser la corruption des joueurs moscovites via des
intermédiaires de sa connaissance (dont Vaguiz Khidiatouline, ancien
joueur du TFC). L’OM l’emporte sur trois monumentales erreurs des
défenseurs. Deux mois plus tard, 375.000 dollars sont versés par l’OM
et aboutissent après un circuit complexe sur un compte dont est
bénéficiaire Jean-Louis Haguenauer, lequel se chargera de la
redistribution auprès des joueurs. La saison suivante, l’entraîneur du
Spartak affirme que ses joueurs ont été achetés, mais après enquête,
l’UEFA (qui n’entendra pas les joueurs) classe l’affaire.
15 décembre 1991. Les dirigeants rennais fulminent :
leurs joueurs auraient bu du jus d’orange suspect dans leur hôtel
marseillais... au point de s’endormir entre Marignane et Marseille.
7 mars 1992. L’OM bat Nantes à la Beaujoire.
Jean-Jacques Eydelie affirme avoir été auparavant contacté par un
joueur de l’OM lui déclarant "Je sais que, l’année prochaine, tu seras
à Marseille, ce serait bien que, pour ce match-là, tu nous aides".
Eydelie dit avoir refusé, mais tout de même touché une "prime
exceptionnelle" de 300.000 francs (en raison de la victoire
marseillaise) quelques semaines après son arrivée à Marseille.
17 mars 1993. OM-CSKA Moscou (6-0). Guennadi Kostiliev,
l’entraîneur russe, affirme que ses joueurs ont été malades en ingérant
un thé frelaté et qu’il a reçu un appel téléphonique lui proposant de
laisser filer le match en échange d’une forte somme d’argent. Plus
tard, Kostiliev informera l’UEFA n’avoir jamais entendu parler de
corruption autour du match perdu par son équipe au Vélodrome. Eydelie
affirme qu’au match aller comme au match retour, les boissons des
Moscovites ont été "trafiquées".
21 Avril 1993. Bruges-OM (0-1). Deux jours avant le
match, l’OM transfère 311.000 dollars via un compte en Suisse, vers une
banque bruxelloise, où un intermédiaire belge, Michel Tincler, retire
la somme en liquide. Il reconnaîtra avoir agi sur demande d’Alain
Laroche (directeur financier du club), pensant, selon ses dires,
toucher un dessous-de-table pour une transaction immobilière.
1996 : JPP déclare que 2 joueurs du Milan AC ont été achetés pour la finale de C1 1993.
1998 : Basile Boli dénonce dans sa bio un dopage
organisé orchestré par Tapie qui obligeait les joueurs à prendre des
pillules avec inscrit sur la boite ’peut être considéré comme un
produit dopant’ avant les PSG-OM, notamment celui de 1993.
20 décembre 2003. Croyant démentir les accusations de
Waddle et Cascarino sur les pratiques pharmaceutiques de l’OM des
années 90, Bernard Casoni déclare au Monde : "On nous appliquait dans
le bas du dos un pistolet à air comprimé qui comprenait plusieurs
fléchettes, quatre je crois. Le but était de stimuler les glandes
surrénales qui sécrètent naturellement des hormones. C’était plus
psychologique qu’autre chose : il suffisait que tu fasses un bon match
pour que tu aies envie de recommencer".
Fin 2005 : de l’ammoniaque est déversé en grande
quantité dans le vestiaire parisien avant le match PSG-OM en
championnat obligeant les joueurs parisiens à patienter longuement sur
des marches dans un couloir.
Février 2006 : JJ Eydelie publie un livre racontant un dopage organisé à l’OM avant la finale de Munich de 1993
Mai 2006 : Pape Diouf envoie l’équipe de CFA2 jouer le choc PSG-OM
Juin 2006 : RLD, Rolland Courbis et autres sont condamnés pour détournement d’argent sur des transferts marseillais...
Septembre 2006 : Francky Ribery est détenu contre son gré dans le club olympien
Début 2007 : Djibril Cissé est gracié par la commission
de discipline de la LFP alors que pour la même faute Frau est resté 3
mois sans jouer.
Juin 2007 : Procès en appel des comptes de l’OM. Anigo approche illégalement Ziani....
A SUIVRE ;-) アイラブユーそんなに
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